JO Vancouver – Descente : Reportée samedi en raisons de conditions atmosphériques hostiles, la descente, épreuve reine du ski alpin, devrait avoir lieu lundi soir (19h30, heure française)
Reportée samedi en raisons de conditions atmosphériques hostiles, la descente, épreuve reine du ski alpin, devrait avoir lieu lundi soir (19h30, heure française). Son sort est particulièrement ouvert. Car en plus d’une météo qui pourrait niveler les niveaux et déstabiliser certains champions, les favoris s’élanceront sans véritables repères, puisque la piste de Vancouver ne fait plus partie depuis longtemps du calendrier de la Coupe du monde. Dans cette configuration, ce sont les locaux qui pourraient tirer leur épingle du jeu. Comme Manuel Osborne-Paradis, le leader canadien, ils ont testé la piste jusqu’à plus soif et partent avec l’avantage de skier à domicile. Outre Osborne-Paradis, vainqueur à Val-Gardena cet hiver, Robbie Dixon est aussi attendu, même s’il n’est jamais monté sur un podium depuis le début de sa carrière …
Des cadors qui ont faim
Mais les Canadiens, malgré tous leurs avantages, vont avoir affaire à quelques candidats bien décidés. C’est le cas du Suisse, Didier Cuche. A 35 ans, le leader de la Coupe du Monde de la spécialité n’a toujours pas remporté l’or olympique, et il s’agira vraisemblablement de sa dernière opportunité. A 32 ans, l’Américain Bode Miller, lui aussi n’a toujours pas accroché de titre olympique. Le tracé de la piste collant à ses qualités de glisseur, le champion du monde 2005 aura son mot à dire. Enfin, dernier des tontons flingueurs, l’Autrichien Michael Walchhofer veut absolument arracher la victoire qu’Antoine Dénériaz lui avait subtilisé en 2006 à Turin.
Un jeune qui monte
A l’inverse des vieux routards de la piste, lui, a encore tout le temps de remporter la plus sacrée des médailles, mais il n’est pas dit pour autant qu’il attendra. Carlo Janko, 23 ans et compatriote de Didier Cuche, a impressionné cette saison avec quatre podiums dont deux victoires. Imperméable à la pression, il pourrait gérer mieux que d’autres les incertitudes dues à la météo. Enfin, le polyvalent norvégien, Aksel Lund Svindal, champion du monde de la spécialité en 2007 ne se loupe que très rarement dans les moments capitaux.
La chance des Bleus
Et les Français ? La raison pousserait à les écarter de toute chance de podium, mais les tricolores ont souvent créer la surprise dans cette épreuve, à l’image de Dénériaz, le tenant du titre, aujourd’hui retraité. Son successeur pourrait se nommer Johan Clarey, gravement blessé l’an dernier, mais revenu plus fort que jamais. En décembre, le Français signait le premier podium (3e) de sa carrière à Val-Gardena. S’il rééditait cette performance, il pourrait rapporter gros à ceux qui parieront sur son dossard.
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